Innov'35.

Jardin unique, le mur végétal qui monte, qui monte…

En 2008, Yannick Sauvée a créé Jardin unique, à Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine). Depuis, il multiplie contrats et clients. Il s’affiche désormais aux côtés des plus grands.

« Je souhaitais créer mon entreprise, être indépendant. Et pourquoi pas, manager des équipes. » Restait à trouver un marché « dans un domaine qui m’intéresse, il faut être passionné par ce que l’on fait ».

Ce serait le végétal, « je voyageais énormément. Dans les restaurants, les hôtels, il avait toute sa place ». À la verticale.« On commençait à voir des murs végétaux. L’idée d’associer design, architecture et végétal m’a séduit. C’était une niche, une activité de spécialiste. » Une formation à la maison familiale horticole de Saint-Grégoire plus tard et en 2008, Yannick Sauvée lance sa société, la SARL Jardin unique.

« Beaucoup d’entreprises, quelques particuliers »

Les débuts sont timides mais une participation à Esprit maison, salon dédié à la décoration et à l’aménagement de la maison, lance la petite affaire. « Ça a interpellé les gens, j’ai eu quelques commandes. »

Rapidement, les gros contrats s’enchaînent. Le tout premier, c’est la création d’un mur végétal extérieur sur la façade du centre commercial Leclerc-Cleunay, à Rennes. Murs intérieurs, extérieurs, d’autres centres commerciaux se lancent.
Puis ce sont des halls d’immeubles, « beaucoup d’entreprises. Et quelques particuliers ». À Rennes, mais aussi au Havre, à Brest, Paris, Lyon, Angers…

Bouche-à-oreille

Il y a bientôt assez de travail pour embaucher une, puis deux personnes et faire appel à des renforts, ponctuellement. Pour expliquer le succès, il y a le bouche-à-oreille sans doute, le savoir-faire certainement, mais encore l’adhésion aux clubs d’entreprises.

Et si la création des murs reste une activité importante, l’entretien n’est pas en reste. « Le plus souvent, on signe un contrat pour un passage tous les quinze jours ou une fois par mois. Certains clients pensent pouvoir s’en passer mais généralement nous recontactent rapidement. Avec un passage régulier, on a le temps de voir si une plante tombe malade, s’il y a un problème d’arrosage. » Et puis il y a les petites coupes et autres rafraîchissements, plutôt affaires de pros.

Jusqu'à 160 m²

Comme l’est la conception du mur. « On commence par un entretien avec le client. Voudra-t-il des fleurs, de quelles couleurs ? Ou uniquement des plantes ? Avec des volumes importants ou plutôt tapissantes ? Notre savoir-faire consiste à mettre toutes ces préférences en palette végétale. Je travaille avec un pépiniériste local qui nous fournit des plants de qualité et originaux, ainsi qu’avec le lycée de la Lande-du-Breil, pour les serres. » Les plants, il en faudra quand même trente-cinq en moyenne au mètre carré, pour des murs allant jusqu’à 160 m2.

Jardin unique a désormais un petit frère, Jardin d’intérieur unique, « pour répondre à la demande des clients. Mais attention, je ne m’occupe que de patios. Le jardin extérieur, ce n’est pas mon métier ». Récemment, il a ainsi aménagé le patio et les terrasses de l’hôtel rennais cinq étoiles Balthazar. Et ce n’est pas son seul client prestigieux… « Nous réalisons deux murs de 18 m de haut sur les façades de Cap Mail, l’immeuble de Jean Nouvel, à Rennes ». Prochaine étape ? « J’aimerais ouvrir un second bureau. À Paris, où il y a un marché important. »

Brigitte SAVERAT-GUILLARD.