Ouest France

Le centre E.Leclerc Cleunay s'habille de vert

Un mur végétal extérieur recouvre plus de 70 m 2 de la façade du centre Leclerc de Cleunay.

La plus grande réalisation de ce type dans la région. 

L'initiative

C'est en passant devant le musée des arts premiers du quai Branly, à Paris, que Vincent Peinturier, directeur du centre Leclerc de Cleunay, a eu l'idée d'un mur végétal pour la façade de l'hypermarché.« Nous cherchions à mettre de la verdure sur notre parking, mais les contraintes techniques sont importantes, il n'est pas possible de planter beaucoup d'arbres. » 

Un mur de 70 m 2

Vincent Peinturier a confié le projet à Yannick Sauvée, créateur de l'entreprise Jardin unique à Saint-Grégoire, spécialisée dans les murs végétaux depuis deux ans. « C'est la première fois qu'un mur de cette taille, plus de 70 m 2 , est créé dans la région. »Plus de deux mois ont été nécessaires à la réalisation du projet. « Nous avons planché durant 15 jours sur le schéma de plantation : choix des plantes en fonction de l'orientation du mur, mais également de l'effet souhaité, des couleurs, du fleurissement », explique Yannick Sauvée. Six personnes ont ensuite effectué le travail de préparation, qui a duré un mois. Enfin, « on a bossé jour et nuit à deux ou trois, pendant une semaine, pour la pose du mur ». 2 000 plantes de 120 variétés s'offrent désormais au regard des clients. « Ils sont étonnés,beaucoup n'avaient jamais vu de mur végétal », sourit Yannick Sauvée. La technique du mur végétal a été mise au point par Patrick Blanc, il y a plus de vingt ans. Yannick Sauvée l'a reprise et adaptée. « J'utilise des modules de sphaigne, la partie haute des tourbières,qui viendra nourrir les végétaux privés de terre. Le tout est retenu par un grillage. » L'arrosage, utilisant l'eau de pluie, s'effectue en goutte à goutte, une dizaine de minutes par jour, «la sphaigne agit comme une éponge ».

Un jardin vertical

Reste l'entretien. « La première année, il n'y en a pas trop. Ensuite, il faut procéder à deux ou trois visites par an, pour la taille des végétaux. Comme pour un jardin, sauf que là il est vertical. Avec un avantage, la sphaigne ayant un ph acide, les mauvaises herbes ne s'y développent pas. En revanche, on peut voir apparaître des petites algues, mais ce n'est pas un problème. » Extérieurs ou intérieurs, les murs végétaux séduisent de plus en plus. « Ils ont un côté esthétique et apaisant, et conviennent aux personnes qui n'ont pas spécialement la main verte. » Isolants phoniques et thermiques, ils peuvent avoir une action dépolluante. Leur installation ne se fait pas obligatoirement dès la construction du bâtiment. « Ce qu'il faut impérativement, c'est de la lumière. Pour l'eau, on trouve toujours une solution ! »Yannick Sauvée s'est lancé dans l'aventure car « passionné par le végétal et la décoration...Chaque mur est un peu un tableau, une œuvre vivante ! » Facturée entre 800 et 1 200 € le m 2 pour un investissement durable, « au moins une vingtaine d'années ».

Brigitte SAVERAT-GUILLARD.